X

Bienvenue sur Izinov

Veuillez modifier ou confirmer votre pays/langue

Confirmer

Les solutions vTKM v

fr | fr

BREXIT ET RECHERCHE COLLABORATIVE EUROPEENNE

Le BREXIT divise le  Royaume Uni, mais pas la recherche britannique.
Le monde de la recherche scientifique, industriel comme académique est unanime, et met en garde contre une sortie « court-termiste » de l’UE, au détriment de  conditions favorables à la recherche. Sortir de l’UE, c’est non seulement faire une croix sur les fonds de financement de la  recherche collaborative européenne, mais aussi renoncer à de nombreuses avancées.

C’est dans l’air… en France comme au Royaume-Uni, les prix Nobel s’alarment des menaces qui planent sur la recherche de leur pays respectif, et le BREXIT n’est pas la moindre.

Dans une lettre adressée au quotidien The Daily Telegraph, 13 chercheurs britanniques récompensés par le prix Nobel, parmi lesquels le physicien Peter Higgs, (2013) et le biochimiste Paul Nurse, (2001), estiment que «la perspective d’une perte des financements de l’Union européenne constitue un risque majeur pour la recherche scientifique britannique».
«La science nourrit notre prospérité, notre système de santé, notre capacité d’innovation et notre croissance économique», alertent les chercheurs, «Les affirmations des pro-Brexit selon lesquelles le Trésor comblerait ce trou [dans les financements] sont naïves», ajoutent-ils, soulignant que la part du PIB britannique accordée à la recherche se situe déjà «bien en deçà de la moyenne des pays de l’UE et de l’OCDE».

S’il est un environnement dans lequel  le BREXIT est unanimement  rejeté, il s’agit de celui de la recherche britannique.

Les 2 ministres en charge de ce secteur, Jo JOHNSON (universités et science) et George FREEMAN (sciences du vivant) affichent sans équivoque leur soutien au maintien dans l’UE.
Il en va de même pour 50 patrons de groupes pharmaceutiques et biotech et 103 présidents d’universités, signataires eux aussi de tribunes publiées dans le Financial Time.

Il faut reconnaître que le bilan financier est simple à dresser :

La recherche britannique est dynamique, et a su s’appuyer sur les opportunités offertes par l’Union :

Sur le plan budgétaire, « Le Royaume uni contribue pour 11% aux fonds de recherche de l’Union, et en reçoit 16% », déclare Sir Robert Lechler, président de Academy of Medical Sciences. Entre 2007 et 2013, les chercheurs britanniques ont  reçu 8.8 milliards d’Euros de l’Union, quand le pays contribuait à hauteur de 5.4 milliards d’euros à la recherche européenne.

Elle est impliquée dans 40% des projets  européens.

  • 38 % pour H2020, (depuis 2015)
  • 43% sur les FP7, (2007-2014)
  • 45 % sur les FP6 (2002-2006)

L’arrêt de cette source de financement pourrait être particulièrement sévère pour des universités prestigieuses comme Oxford ou Cambridge qui ont largement su bénéficier des ressources européennes :

Pour preuve, on peut observer l’évolution spectaculaire des  fonds perçus au fil des programmes :

unnamed file

Pour mémoire,                FP6 : 2002-2006,                              FP7 : 2007-2014.

La perte va bien au-delà des sujets financiers.

La participation à l’Union Européenne a des implications très nombreuses, même si elles sont parfois difficilement quantifiables.

Emulation intellectuelle, vitalité scientifique

« Etre dans l’UE nous donne accès aux idées, aux représentants et aux investissements scientifiques. Associé à la mobilité (des scientifiques de l’UE), cela nous permet une collaboration accrue, un échange de personnes, d’idées et de compétences scientifiques, ce qui, l’histoire l‘a montré, fait avancer la recherche» prévient encore Sir Paul Nurse, Nobel biochimiste primé en 2001.

Thématiques de recherche

On peut également observer que les sujets abordés au sein de l’Union ne sont pas les mêmes que ceux abordés par les GTR (fonds de recherche collaborative britannique) :

26% des projets auxquels le Royaume Uni a participé au sein de l’Union traitaient « d’économie et recherche sociale », contre 10% des projets GTR. Un domaine comme celui-ci pourrait donc souffrir plus encore que les autres de l’arrêt des programmes européens.

Règlementation, institutions, organisation

Sortir de l’Union entraînerait de multiples reculs, parmi lesquels on peut reprendre l’avertissement de Pascal Soriot, dirigeant d’AstraZeneca :
« Aujourd’hui nous avons une autorité de régulation unique, un process qui facilite le partage des données et des informations au travers des différents pays et qui puisse délivrer une autorisation pour un nouveau médicament valable  pour toute l’UE. Cette procédure est efficace pour les entreprises, le système de santé et finalement pour les patients. »

Sortir de l’UE ce serait aussi renoncer
  • à l’ l’EMA (European Medecines Agency), alors qu’elle contribue au rayonnement de la qualité et la fiabilité des organismes de test britanniques
  • au nouveau système de Propriété Intellectuelle, (pour lequel une cour chargée des conflits autour du brevet unique dans le domaine pharmaceutique est à Londres ,
  • à la « marque de l’UE » dont le Royaume Uni serait exclu.
  • ….

La voix des Nobels et médaillé Fields a porté en France, qu’en sera-t-il le 23 juin quand les électeurs Britanniques se prononceront « IN » ou « OUT » ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *